La fleur du développement durable

La fleur du développement durable est le modèle utilisé pour mesurer et communiquer les impacts écologiques et sociaux de la production. Chaque producteur a sa fleur du développement durable. La fleur montre la voie d’une économie plus verte, générant un plus grand bien-être humain et une équité sociale, tout en réduisant significativement les risques environnementaux et les pénuries écologiques.

La fleur en bref

La fleur du développement durable a six pétales. Elle regroupe tous les impacts naturels et sociaux de la production, et les défis qui vont avec, en six catégories principales :

  1. Climat : impacts sur le climat, utilisation énergétique et pollution de l’air ; gestion du changement climatique.
  2. Eau : impacts sur la qualité d’eau douce et disponibilité ; gestion de la pollution et de la rareté de l’eau.
  3. Sol : impacts sur la fertilité du sol, la vie du sol, la structure du sol ; gestion de la dégradation et de l’érosion du sol.
  4. Biodiversité : impacts sur la biodiversité naturelle, l’agro-biodiversité, les plantes et les animaux ; gestion de la perte de biodiversité et d’habitat.
  5. Social : impacts sur les gens et la société, aux niveaux individuel, local et mondial ; gestion de toutes sortes de défis sociaux dans la communauté mondiale.
  6. Santé : impacts sur la santé des gens, y compris les agriculteurs, les ouvriers, les communautés locales et les consommateurs ; la santé est définie comme la résilience et la vitalité sur les plans physique, mental et spirituel.

Social : Liberté, Justice, Solidarité

La catégorie « Social » englobe les impacts sur trois plans du développement humain : le développement culturel qui amène idéalement à la liberté, le développement sociétal qui amène idéalement à la justice et le développement économique qui amène idéalement à la solidarité. Ces trois termes, librement inspirés des idéaux de la révolution française (Liberté, Egalité, Fraternité) sont utilisés pour structurer tous les indicateurs d’impacts sociaux.

  1. Liberté : impacts sur les gens dans le domaine de l’esprit : éducation et développement individuel, savoir, culture et spiritualité.
  2. Justice : impacts sur les gens dans le domaine des relations humaines : défense des droits de l’homme, prévention de la discrimination, participation des employés, égalité des chances.
  3. Solidarité : impacts sur les gens dans le domaine des besoins matériels : sécurité d’emploi, accès aux moyens pour s’alimenter, se loger, s’habiller, se soigner et pour d’autres besoins primaires.

Trois niveaux d’évaluation

La performance en termes de durabilité des producteurs est évaluée à trois niveaux :

  1. Analyse qualitative : une évaluation basée sur un entretien avec le producteur et les normes des pratiques biologiques, donnant des anecdotes.
  2. Analyse quantitative : une évaluation avec des indicateurs de performance formels, donnant des chiffres et une empreinte.
  3. Analyse du coût réel : une évaluation de la comptabilité du coût réel, mesurant l’impact sur le capital naturel et social en termes monétaires. 

Pas de durabilité sans transparence

Nous utilisons la fleur du développement durable pour communiquer et commercialiser la performance en durabilité de chaque producteur individuel, car nous pensons qu’il ne peut pas y avoir de durabilité sans transparence. Nous souhaitons autonomiser les consommateurs et tous nos partenaires de la chaîne de production pour faire des choix responsables. Un marché anonyme autorisera toujours une exploitation écologique et sociale. En offrant de la transparence, l’indifférence cède la place à la solidarité, la justice et la liberté.

Normes internationales

Le cadre formel de la fleur du développement durable est basé en partie sur les normes de reporting environnemental du GRI, en partie sur le protocole du capital national, et en partie sur d’autres publications de la FAO, FiBL, WHO, A4S, NCC, TEEBAgFood et le WBCSD. Bien qu’il existe à présent des centaines d’initiatives  de reporting environnemental, dont SASB et IIRC, la fleur du développement durable est en conformité avec les meilleures d’entre elles.

Les objectifs de développement durable des Nations Unies (SDG)

Les objectifs de développement durable des Nations Unies peuvent être cartographiés dans la fleur du développement durable dans une grande mesure. D’ici la fin de 2017, Nature & More publiera un papier expliquant comment la fleur du développement durable s’inscrit dans le cadre international et des SDG.

Partenaires d’évaluation

Les évaluations de la fleur du développement durable sont menées par Eosta à un premier niveau, et par Soil & More et EY pour les niveaux supérieurs.

Le développement de la fleur

La fleur du développement durable a été développée en 2009 par un groupe internationale de pionniers et de chefs de file majeurs du mouvement biologique, œuvrant sous l’égide de l’'International Association and Partnership for Ecology and Trade'. Parmi eux, se trouvent les fondateurs et leaders d’Eosta, Fibl, IFOAM et bien d’autres. Pour chaque aspect de la fleur, des indicateurs de performance ont été définis sur la base des directives GRI. En 2016, la représentation visuelle a été simplifiée, passant de neuf (air, eau, sol, plantes, animaux, énergie, liberté, justice, solidarité) à six catégories : climat, eau, sol, biodiversité, impact social, santé.

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